Fly-in LCDP

30.08.14 : Air14 à Payerne

La veille du meeting, je suis à Payerne au meeting aérien, et il semble que la météo va être de la partie le lendemain pour le jour du meeting. Luc et Christophe passent me voir au stand, et tout semble bien aller.

Rendez-vous fixé donc à Lausanne Blecherette à 9h pour un briefing !

31.08.14 : Le jour J

Au réveil, le Jura a l’air bien bien pris. La météo est prise depuis la maison et confirme que nous ne sommes pas encore à Nevers, passer le Jura va être un peu compliqué. Une fois l’ensemble des papiers prêts, je file rejoindre Luc, Christophe et Grégory à la Blecherette pour un briefing complet, et annoncer la couleur. On passe par une structure “standard” de briefing : Wx, Aicraft, NOTAMs, Threats. On regarde également les poids, et on voit que l’on sera pas mal limité, on ne prendra “que” du fuel dans le réservoir principal (110L), ce qui nous donnera 2h20 de fuel avec un peu de réserve. On décolle donc piste 18 face au lac Léman au MTOW pour tenter d’aller trouver un col ouvert dans ce Jura bien couvert. 1er essai, le Mollendruz, c’est un non clair et net. Les arbres sont dans la couche. On longe donc le Jura vers le Sud-Ouest en espérant trouver un passage. Luc pilote très bien et respecte très bien les contraintes de cap et d’altitude que je lui impose. Le plan de vol déposé proposait un passage par le Marchairuz, mais c’est également impossible d’y passer. On poursuit donc pour tenter St-Cergue, mais encore une fois, ça ne passe pas du tout. Reste à tenter Bellgarde, sinon, ce sera par Annecy, mais avec un fuel stop en route.

Voici la vue qu’on avait à ce moment :

Bellgarde est ouvert, mais la suite s’annonce vraiment difficile. On s’engage dans une vallée pour aller vers Nantua, on a tout juste le plafond, et on voit les arbres d’assez proche. En tout temps, on peut faire demi-tour, et on a des options de sortie. En revanche, pour le vol retour cet aprèm, ça n’est pas sûr du tout que ça va passer. Un briefing entre nous quatre. On est tous OK de prendre le risque de s’arrêter en route et / ou de faire le grand tour par Lyon – Annecy au retour. OK, on continue. Le reste du voyage se passe bien, toujours piloté avec dextérité par Luc qui réellement est impréssionnant pour son tout premier essai aux commandes. On arrive donc finalement avec 20′ de retard par rapport au temps initialement prévu, à cause du vent de face et du grand détour.

Le temps là bas, est superbe, un bon vent de face pour l’atterrissage. Rencontre superbe avec tout le monde, un acceuil incroyable de la plateforme de Nevers, un plein fait avec un peu plus de fuel, puisque Luc décharge la cargaison de chocolat. On enchaine sur un bon Mc Do qui va bien, et 1h plus tard, il est déjà temps de se mettre en route pour le retour.

Décollage piste 30, et cette fois-ci, on fait du 130kts GS et Luc prend un cap vers Lons-le-Saunier pour que l’on puisse prendre une décision quant à l’ouverture d’un col du Jura. Une fois là-bas, on distingue une ouverture, et on tente le coup. Les Mollendruz & Marchairuz sont toujours complètement bouchés, mais St-Cergue à l’air pas mal. On s’enfile dans une petite vallée et plus on s’avance, plus on se dit que ca va passer. Encore une fois, on baisse un peu la tête et on lève les pieds, mais ça passe. On se retrouve rapidement en vue du Lac Léman, et on file droit sur Lausanne. Luc nous fait une belle approche, et je ne reprends les commandes qu’à 500ft sol pour remettre tout le monde au point de départ de ce matin.

Journée très intéressante coté météo et coté vol, de très belles rencontres à Nevers, bref, une très bonne journée de vol !

Pour ceux qui veulent, notre trajet exact :

LCDP LFQG

Trace Google Earth LSGL-LFQG : 2014-8-31 LSGL-LFQG

Trace Google Earth LFQG-LSGL : 2014-8-31 LFQG-LSGL

Week-end de L4 !

Bien que les prévisions étaient déplorables, la météo a été superbe ce week-end ! Après avoir fait un peu de sport (si si) et avant le cinoche, rien de tel qu’un superbe vol en début de soirée pour aller faire le tour du Mont Tendre et aller voir le Lac de Joux avec малката ! Une petite heure avec l’HB-ODC de pur bonheur. Après le départ de Lausanne en piste 18, demi-tour au-dessus du lac pour prendre la direction plein nord en direction du Mollendruz, et là, on se laisse glisser le long du lac de Joux, assez haut pour apercevoir le lac Léman, mais pas trop haut pour laisser le Mont Tendre nous dominer. Retour tranquillement par le col du Marchairuz, et histoire de faire durer le plaisir bien que les 20h local approchent et qu’il faut rentrer, on longe le lac Léman en direction du Lavaux pour revenir par E sur Lausanne… Un joli moment…

Le lendemain, c’était presque plus dur : il fallait trouver une terrasse et des copains pour aller déjeuner. Nous avons donc pris un autre L4, HB-OKN pour aller cette fois à Bex … et c’était encore dur, mais dur ! Le trajet n’a rien de particulier, le mauvais temps étant attendu dès l’après-midi, on a fait aussi vite qu’un L4 peu le faire.

 

L4 transition

Voilà avec les heures, la confiance augmente doucement, et je me lance dans un nouveau défi : une petite chose qui sautille partout, et surtout sur une piste en dur : le L4.

Pour apprendre à dompter cette jolie machine, je ne pouvais pas demande à quelqu’un d’autre que Marc.

La première séance se passe très bien, nous sommes sur le HB-ODC, il y a pas mal de vent, et pas exactement dans l’axe, mais les tentatives d’atterrissages se passent bien, les glissades glissent, et les 4’000ft vertical terrain sans moteur sont rarement trop long grâce à ces glissades. Pour voir “comment c’est”, je change de siège et m’installe sur le siège de devant, drôles de sensation, mais ça se passe correctement.

Rendez-vous est pris pour dans 3 jours pour finir la transition et aller faire une visite à Gruyères !

Le passage au ras du Moléson à 5’500 ft est superbe, on arrive par W, puis vent arrière main droite pour la 17 à Gruyères. Un toucher, qui se passe bien, on repart dans la foulée pour un tour de piste, mais là, c’est Gruyère, donc on voit que l’on ne monte pas du tout, et on allonge un peu pour prendre de l’altitude, pour pouvoir tourner en vent arrière… on revient, on se pose et on prend un café 🙂

Retour par un autre col à 5’500ft également, c’est superbe, et on plonge vers Lausanne. Pour faire deux atterrissages avec Marc.

Sensation étrange lorsqu’il me confirme que je suis prêt à être lâché… ça faisait longtemps que je n’avais pas eu cette sensation… presque le lâcher solo… malgré la radio qui décide de ne plus fonctionner, je pose 3 fois sans encombre, ca y est, je peux voler le L4…

Machine à prendre avec beaucoup de respect, je me réjouis de me balader hors de nos frontières avec cette petite machine. C’est une sensation particulièrement apaisante que de voler ce L4… les vidéos de Remi transmettent bien cette sensation je trouve.